Le choix des femmes marocaines

Publié le par Pauline AUZERIC

II – POURQUOI AIDER LES FEMMES MAROCAINES

L’analphabétisme et les entraves d’ordre socioculturel

L’analphabétisme a constitué, et constitue toujours, un handicap majeur de développement du Maroc indépendant. Aujourd’hui, Dix millions de personnes environ sont analphabètes, dont presque la moitié est âgée de plus de 15 ans. L’écart entre femmes et hommes analphabètes est estimé à trois millions, le plus grand nombre se retrouvant en milieu rural.

De plus, le mariage précoce, le poids de la structure patriarcale et l’importance du lignage et de la descendance, et l’investissement des enfants comme une assurance retraite ont ralenti l’avancée des femmes dans tous les domaines.

 

L’activité économique des femmes 

Au cours des dernières années l’augmentation de la participation des femmes sur le marché du travail a été réelles puisqu’elle a carrément doublée pour la population urbaine et même triplée pour la population rurale.

Cependant, la prise en compte des différents écarts et disparités existantes (temporelle, spatiale, sectorielle...) va permettre de relativiser le constat de l’augmentation de l’emploi des femmes.

Si l’on se penche sur les caractéristiques socio-démographiques de l’insertion des femmes dans le marché de travail, les inégalités ont toujours constitué le trait dominant. Une étude menée par Women's World Banking et l'association Halamana en 2003 démontre que l'un des freins de l'entreprenariat féminin au Maghreb réside dans le fait même d'être une femme. En effet, «les femmes ne se définissent pas nécessairement comme des entrepreneurs, car être une femme exclut généralement le fait d'être un agent économique». 

L’emploi des femmes est caractérisé par le sous-emploi et la sous-qualification : dans le milieu rural les femmes employées sont essentiellement intégrées dans l’agriculture (91,3 contre 76,4 % pour les hommes) avec une grande majorité (84,1 %) ayant un statut d’aide familiale, alors que seule une petite minorité (15,9 %) dispose d’un revenu indépendant comme salariées (4,9 %) ou comme indépendants (10,5 %).

Les femmes sont reléguées dans les secteurs et les emplois les moins qualifiés et les moins rémunérés, avec peu ou pas de possibilités d’évolution et où elles subissent de multiples formes de discrimination : salariale, de traitement, de promotion...

L’indépendance des femmes marocaines d’aujourd’hui rencontre encore des obstacles : Les facteurs les plus en vue sont liés au chômage des femmes et principalement des jeunes, au sous-emploi des femmes (d’environ 30 %), à la précarité du statut professionnel d’aide familiale non rémunérée notamment dans les campagnes (62 % en 2002), à la paupérisation de catégories de femmes seules (veuves, divorcées, mères célibataires...), aux difficultés d’accès aux structures et équipements sociaux et leur insuffisance, au manque de formation continue et d’information économique en faveur d’initiatives féminines...

Les observations d’Isabelle Guérin, chercheuse française ayant passé deux ans à travailler sur le sujet de la femme et du travail, sont assez révélatrices. «En jouant aux équilibristes», les femmes font face à une pression morale: elles doivent gérer les dépenses quotidiennes sans maîtriser pour autant les sources de revenus du foyer». Ces femmes assurent des revenus à leurs ménages. Pourtant, elles ne parviennent pas à reconfigurer leur rôle: l’égalité des charges n’équivaut pas à une égalité de statut. Dans des pays à forte tradition patriarcale, l’homme est souvent considéré comme pourvoyeur de fonds.

 

L’évolution des mentalités

En quelques années, avec notamment les modifications des droits de la femmes, ces dernières ont vu leur existence se transformer. Les changements observés illustrent une remise en cause, du fait, des rôles traditionnels assignés aux femmes.

Au niveau familial , les mentalités évoluent et la fécondité féminine dans le contexte actuel a beaucoup changée en valeur symbolique par rapport au Maroc rural et paysan des années cinquante. Le modèle de l’accumulation des richesses a changé lui aussi. D’autres formes de richesse voient le jour. Le pouvoir n’est plus lié qu’à la terre et au nombre d’enfants garçons, porteurs du nom et

garant-économique.Le Maroc a fait le choix judicieux d’intégrer le développement socioculturel au développement économique (le nouveau code de la famille); et d’intégrer la société civile dans l’orientation et la mise en place de sa politique sociale.
Dans l’aire des nouvelles économies, la famille est incontestablement un véhicule de la consommation: la fem
de l’honneur de la famille.

Au niveau professionnel, Le rôle de la femme entrepreneur au Maroc est important dans le contexte sociome est devenue un véritable pilier de la cellule familiale marocaine.
Ce contexte socio politique est favorable à la participation des femmes qui accèdent à tous les échelons de la hiérarchie politico-économique du pays.Cependant
Les femmes souhaitent s’émanciper et s’insérer sur le marché du travail, aussi, pour cela, la Jeune chambre économique de Marseille avec ce projet, a pris parti de défendre la participation des femmes à ce développement économique par l’aide à la  la création de leur propres micros entreprises.

 

 

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